Férincs

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Férincs
Illustration.
Dénomination Le marquisat de Férincs
Description Férincs est un marquisat situé à la frontière Nord de l'empire.
Monde Stendel
Existence 4 Nérévard de l'an 105 du Calendrier Erachien
Fondateur(s) SuperCat81
Souverain(s) Pencroff, Wendy Marvel
Alignement Impérial, Consulat de la Garde
Langues Stendelien
Gentilé Férinxien


Le Marquisat de Férincs est un territoire d’allégeance impériale situé non loin de la frontière Nord de Stendel. Fondé en l'an 105 de notre ère, le village tire ses racines d'une ancienne cité nommée "Féronincs" servant de refuge à la civilisation pré-impériale des "Félinxiens". Depuis 278, le territoire de Férincs est devenu un Marquisat, fief de la Maison Pencroff de Férincs.

Histoire

Blason de la Maison Pencroff de Férincs, famille régente du fief.

Férincs est une "ville nouvelle" recrée le 4 Nérévard de l'an de grâce 105 sur les ruines de la ville antique de Féronics, du nom du dieu éponyme (enfin la ville est l’éponyme du dieu). Historiquement, Féronincs était le berceau des Félinxiens, un peuple d'hommes-chats qui s'était dispersé avant l'ère impériale suite à un conflit, et qui n'a cessé d'être en "voie d'extinction" que depuis la fondation de Férincs. C'est donc en l'an 105, avec l'aide de guerriers de Dolgarund, qu'une nouvelle colonie s'installa sur les ruines de l'ancienne cité.

De cette colonie naquit un village, Férincs, qui fut rapidement doté d'un port de pêche. Des fouilles archéologiques furent organisées sur place pour retrouver les vestiges de la lointaine aïeule du village, et l'annonce de la recréation d'un peuple d'hommes-chats fit converger vers le village de nombreux nomades de tous poils désireux de retrouver leurs semblables, ainsi que de nombreux aventuriers de toutes races qui vinrent se mêler à la population locale.

Idéalement située au confluent d'un fleuve menant aux mers du nord de Stendel, l'activité fluviale et maritime offrit rapidement à la ville toute la prospérité dont elle avait besoin et une abondance de vivres qui y rendait la vie fort agréable pour quiconque aime le poisson. La direction de la ville fut confiée à un consul (sorte de roi élu par le peuple parmi les anciens conseilleurs) aidé par un chaman (adjoint direct du consul, également élu) et par des conseillers.

Enfin, de l'an 105 à notre ère, en l'an de grâce 274, il ne se passa plus grande chose et la vie sur place sembla suivre son cours paisible.

Fin 274 cependant, le village fut brutalement secoué par une invasion barbare aussi sanglante que soudaine, au cours de laquelle une partie de la population fut massacrée; l'autre partie tombant sous le joug ennemi. Les envahisseurs, des colons nordiques du royaume d'Auersdatte, avaient alors pour ambition d'utiliser le port de Férincs comme base avancée pour leur prise du contrôle maritime au nord de l'empire. On apprit, plus tard, qu'ils ambitionnaient d'enlever la population locale pour la vendre à d'obscurs réseaux esclavagistes; la race des hommes-chats étant prisée des trafiquants les plus odieux.
Fort heureusement, une intervention rapide du Corps des Maréchaux, commandé par le maréchal d'empire Bonaventure Pencroff, anéantit en quelques jours tous les plans barbares; reprenant la petite cité portuaire et massacrant les forces ennemies. Le territoire de Férincs fut sauvé, et les affronts qu'il avait subi devaient, plus tard, être vengés pendant l'opération de représaille que fut la Campagne d'Auersdatte.

Après cet épisode sanglant, le maréchal Pencroff décida de prendre en main la bourgade meurtrie pour la défendre. Il lança une procédure de reprise auprès des autorités impériales concernées pour faire de ce modeste territoire un marquisat, c'est-à-dire un fief sous autorité nobilaire.
En 278, le gouvernement impérial valida cette requête et le marquisat de Férincs fut fondé et placé sous la gouvernance du maréchal Pencroff.

En 280, la construction du manoir de la commanderie fut achevée, et le maréchal vint y prendre ses quartiers.
Si il ne devait s'agir, au début, que d'une résidence secondaire; le nouveau marquis prit rapidement goût à la douceur de vivre de Férincs; tant et si bien qu'il y passa des séjours de plus en plus prolongés.

En 285, le port est agrandi pour accueillir des navires de plus fort tonnage. Le bourg de Férincs est dès lors beaucoup plus fréquemment approvisionné en ressources en tout genre, faisant la fortune de nombreux commerces locaux. En outre, cette nouvelle configuration du port accroit les activités de pêche dans la région, régalant la population par une abondance nouvelle de poisson; denrée prisée des Férinxiens.

En 296, le maréchal Pencroff réforme son régiment de mousquetaires pour fonder le Régiment de Pencroff Cavalerie, un régiment de dragons dont il installe les quartiers à Férincs. Rapidement, l'unité devient une figure emblématique du territoire; et la population accueille avec plaisir ces nouveaux défenseurs.
Tant par la proximité de la frontière que par le manque d'autres bastions militaires au Nord de Stendel; le marquisat de Férincs devient un pôle d'activité militaire, comptant en son sein non moins de trois régiments dont deux de la Garde Volontaire et un appartenant au maréchal.

En Tronvard de l'an 321, à la demande du marquis et par décret impérial, le territoire du marquisat connut une extension significative de sa superficie. Le nouveau tracé des frontières vint alors placer l'intégralité du Bois des Colombes sous l'autorité seigneuriale du marquis et maréchal Pencroff, y incluant ainsi le bourg de Félicie et le hameau des Bruyères.

En Nérévard de l'an 321, suite à l'incorporation des localités de Félicie et des Bruyères, il est décidé que le bourg originel de Férincs serait désormais nommé "Port-aux-chats". En outre, l'organisation politique du territoire est revue, bien que toujours calquée sur le format préfectoral du Consulat de la Garde.
Si le maréchal conserve toute autorité et tout pouvoir sur son fief, il forme toutefois un conseil préfectoral dans lequel siègent à la fois un représentant local élu par la population de tout le fief et les bourgmestres des trois communes de Port-aux-chats, de Félicie et des Bruyères.
Toujours en 321, le 19e régiment d'infanterie de ligne est relevé de sa mission Férinxienne, et regagne le reste des unités du 2e corps d'armée à Tolwhig. Il est replacé par la 13e Brigade d'infanterie toute entière, qui prend position avec ses trois régiments d'infanterie dans le Fort de la Griffe.
En outre, après le déménagement du marquis, l'ancien manoir de la commanderie est devenu une Caserne de Cavalerie abritant le 3e Régiment de lanciers et le 7e Régiment de hussards.

En 323, le 3e Régiment de lanciers est réaffecté à Tolwhig ou il rejoint définitivement le 2e corps d'armée. Il est remplacé par le 4e régiment de hussards, qui est lui aussi réaffecté au Refuge de Pan en 325.

En 340, le Bourg des Bruyères fait peau neuve et se dote de nouveau logements lui permettant d'accroitre sa population. Cette hausse de l'offre immobilière permet de loger les nombreux candidats à l'installation dans le marquisat, dont la liste s'était sensiblement allongée.
En outre, les travaux d’aménagements du bourg en font une plaque tournante de la pèche et du commerce, grâce à la mise en place d'un nouveau port commercial qui vient compléter celui de Port-aux-chats.

En Lériloa 345, le 6e corps d'armée est déplacé dans la Région Militaire Septentrionale et toutes les unités du 4e corps d'armée sont délocalisées dans la Région Militaire du Coeur au sein du Refuge de Pan.
La 13e Brigade d'infanterie et ses 3 régiments est remplacée par la 10e division d'infanterie et ses 4 régiments.
Le 7e régiment de hussards est également délocalisé au Refuge de Pan, ne laissant au marquisat que les régiments de la Brigade de Cavalerie comme forces montées.

Géographie

Ruelle du bourg de Port-aux-chats, an 340
Le bourg des bruyères, aux environs de l'an 340

Le territoire de Férincs s'étend sur une vaste presqu'île tempérée située au Nord de Stendel. Il est bordé au nord par Cénéria, à l'ouest par le Miko-institute, à l'est par le lac de ligny et au sud par la Grande Mer de l'Ouest.
Cerné par les eaux et jouissant d'un climat doux et ensoleillé tous les mois de l'année, le territoire de Férincs est particulièrement verdoyant. Une large proportion du territoire est boisée, et la plupart des zones habitées sont installées sur les côtes, exploitant la très large surface maritime de la région.
En outre, le marquisat de Férincs se trouve sur une route de commerce maritime privilégiée, le lac de Ligny reliant en effet la Grande Mer de l'Ouest aux océans du Nord; faisant de ce pan d'eau un passage obligatoire pour quitter les eaux impériales et rejoindre les eaux internationales au Nord.

Bourg de Port-aux-Chats

Le bourg de Port-aux-chats est le chef-lieu du marquisat de Férincs. Originellement nommé "Bourg de Férincs", il a été renommé en 321 lors de l'agrandissement du territoire afin de palier à la confusion lié à l'ajout de nouveaux bourgs dans le marquisat.
Situé au bord du lac de Ligny au Nord-Est du territoire, le bourg de Port-aux-Chats s'est construit autour du port de commerce de Férincs, et n'a cessé de croitre depuis.
Le port est construit autour d'un unique chenal aux quais de roche taillée capable d'accueillir des navires d'un tonnage allant jusqu'à la goélette. Les navires de plus fort tonnage peuvent cependant se mettre au mouillage dans le lac, et peuvent accéder aux infrastructures et aux commerces du port par parc ou par navettes.
De par la position avantageuse du lac de Ligny entre la Grande Mer de l'Ouest et le Canal du Nord, le port de Férincs connait une véritable affluence toute l'année. Navires de commerce de haute-mer, Pêcheurs, Vaisseaux d'exploration et autres bâtiments de divers tonnages d'y croisent et y font halte pour se ravitailler, débarquer leur courrier ou prendre leurs derniers passagers.

Outre le port, le bourg de Port-aux-Chats dispose également de sa propre église dédiée au culte impérial, de son propre cimetière, d'une mairie, d'une école, d'une auberge, de divers commerces et d'un phare destiné à baliser le port.

Le bourg est également un haut-lieu de l'activité militaire de la région, et est protégé par la Forteresse de la Griffe; place forte abritant la 13e Brigade d'infanterie.
Depuis 325, l'ancien manoir de la commanderie est également devenu une Caserne de Cavalerie abritant le Régiment de Férincs Cavalerie et le 7e Régiment de hussards.

Bourg de Félicie

Le bourg de Félicie est une petite localité située sur la côte Ouest du territoire de Férincs; sur la partie du littoral bordant la partie Nord de la Grande mer de l'Ouest.
Le bourg est constitué d'un regroupement de maisons de pêcheurs dressées sur pilotis et surplombant un modeste port de pêche aux quais de bois.

Plus pauvre que le bourg de Port-aux-Chats, Félicie n'en souffre pourtant que peu grâce à l'abondance des poissons et le climat très clément de la région. Les habitants de Félicie ont pour la plupart volontairement choisi de s'excentrer de l'activité croissante du reste du territoire, et mènent une vie calme et paisible loin du tumulte portuaire de la rive du lac de ligny.

Bourg des Bruyères

Le bourg des Bruyères est une commune située dans le bois des colombes, au sud du territoire de Férincs.
Après Port-aux-chats, le bourg des bruyères est la seconde plus grande localité de Férincs.
Depuis l'agrandissement du bourg dans le courant des années 330 à 340 et la construction de son port commercial, le bourg a triplé sa population.
Le bourg est peuplé en majorité par des marins et des agriculteurs forestiers, la principale activité locale étant portuaire et la seconde étant la sylviculture.

Bois des Colombes

Le Bois des Colombes est une forêt domaniale régie par le marquisat de Férincs.
Il s'agit d'un massif forestier tempéré composé principalement de chênes, de hêtres, de bouleaux et de quelques pins sylvestres.
Le bois représente près de 60% de la superficie de la presqu'ile de Férincs, et borde les trois communes du territoire.
Il permet une activité sylvicultrice prolifique et soutenable, les Férinxiens replantant les parcelles déboisées et n'exploitant qu'une partie des essences.

Le massif abrite deux zones humides, la Tourbière des Ronces et la Tourbière de Malarroi.
Les sols du massifs sont composés d'une vaste plaque de Granit sur laquelle reposent terre et sédiments. La terre de la presqu'ile est composée en partie de glaise, de sable et des divers humus.

Eaux territoirales

Faune et flore

Forêt

Le principal massif forestier tempéré composé principalement de chênes, de hêtres, de bouleaux et de quelques pins sylvestres.
Le bois représente près de 60% de la superficie de la presqu'ile de Férincs, et borde les trois communes du territoire.

Surfaces agricoles

Faune

Société et Institutions

Gouvernement

Le maréchal Pencroff, marquis de Férincs, profitant des jardins de son chateau durant l'été 321.

Le marquisat de Férincs est placé sous régime seigneurial. Le marquis Pencroff et la marquise Wendy Marvel y sont au pouvoir et ont sur le fief la même autorité.
L'autorité du marquis et de la marquise s'étend sur le domaine tout entier, et les place au centre des décisions sur le territoire.
Sous l'autorité du marquis et de la marquise, un Conseil Préfectoral spécial mis en place par le Consulat de la Garde organise et administre la vie du territoire, et inclut le marquisat parmi les régions sous influence directe de la Garde Volontaire.

Bien que le fief reste la propriété du maréchal, il fait donc partie du réseau consulaire et participe à l'essor de ce dernier; tant en matière de commerce que de diplomatie. Le marquisat de Férincs est également le territoire le plus au Nord de tout le consulat sur le territoire impérial; aux antipodes géographiques de Fort Herobrine. C'est donc un pôle important du rayonnement consulaire dans les régions du Nord de Stendel.

Au niveau plus local, toujours sous l'autorité du marquis et de la marquise, le territoire de Férincs est scindé en plusieurs Communes, disposant chacune de son propre Bourgmestre élu par sa population. Les bourgmestres administrent leur localité, signent les actes de naissance et de décès, et régissent l'urbanisme et le commerce sur leur territoire.
Le bourg de Port-aux-chats, chef-lieu du fief, a pour bourgmestre le notable Khaarit, Félinxien et négociant de son état.
Le bourg de Félicie, petit port de pêche, a pour bourgmestre le Capitaine Minos, Félinxien et patron de pêche.
Le bourg des Bruyères, dans le Bois des Colombes, a pour bourgmestre le paysan Campolion, Félinxien et cultivateur de son état.

Tous les trimestres, le Conseil Préfectoral Spécial présidé par le marquis réunit les bourgmestres des trois communes pour aborder, en collégialité, les sujets relatifs à la gestion du marquisat, son essor et sa gestion.

Services publics

Outre son gouvernement, le marquisat de Férincs dispose de plusieurs services publics; dont une partie est fournie par le Consulat de la Garde et l'autre est fournie par le Marquis sur ses fonds personnels ou les fonds issus des impôts locaux.
Ces services sont les suivants:

Un Bataillon de Sapeurs-Pompiers fourni par le Consulat comprenant 6 escouades d'incendie pour un total de 60 sapeurs et 6 chariots-pompes.

Un régiment de Maréchaussée calqué sur le modèle des unités de garde locale du Consulat et assurant les missions de force publique, de police et de douane sur le territoire.

Un Dispensaire médical fourni par le Consulat et basé à Port-aux-Chats; prodiguant des soins gratuits financés par le marquisat.

Une école élémentaire gratuite, appliquant les programmes de l'école consulaire et accessible à tous les enfants du marquisat.

Et enfin un Orphelinat, également basé à Port-aux-Chats, accueillant les orphelins issus de familles Férinxiennes ou de la Garde Volontaire.

Population et démographie

En 340, la population de Férincs était de quelques 26 000 âmes civiles auxquelles s'ajoutaient quelques 8 590 militaires dont 7 320 soldats de la Garde Volontaire et 1 270 cavaliers de la Brigade de Cavalerie de Férincs.
On compte donc 11 440 habitants à Port-aux-chats, 6 760 habitants au bourg des Bruyères, 4 160 habitants au bourg de Félicie et 3 640 habitants dans les campagnes.

La population de Férincs, nommée "Férinxiens" et "férinxiennes", est principalement composée de chimères, c'est-à-dire de demi-humains partageant des traits avec certaines espèces du règne animal. La plupart des habitants sont issus de la branche des "Félinxiens", c'est à dire des "hommes-chats". Avec le temps, de nouveaux habitants sont venus se greffer à la population originelle du fief, parmi lesquels une égale part d'humains et de chimères d'autres branches.

Lors du recensement de l'an 277, la population comptait ainsi 74% de félinxiens, 14% de chimères d'autres branches et 12% d'humains.
Parmi les habitants de Férincs, 87% étaient de nationalité Stendelienne, tandis que 13% étaient issus de nations étrangères principalement situées au nord de Stendel.
On comptait également 56% de femmes pour 44% d'hommes, ce qui peut s'expliquer par le massacre d'une partie des hommes lors de l'invasion de 274.
Toujours d'après ce recensement, 20% de la population avait mois de 50 ans, 18% de la population avait entre 50 et 100 ans, 26% entre 100 et 150 ans, 22% entre 100 et 150 et 14% avait plus de 150 ans.
Enfin, il semble que 87% de la population résidait au sein du bourg, pour 13% de Férinxiens vivant sur le reste du domaine.

Lors du recensement de l'an 321, la population comptait ainsi 72% de félinxiens, 16% de chimères d'autres branches et toujours 12% d'humains.
Parmi les habitants de Férincs, 94% étaient de nationalité Stendelienne, tandis que 6% étaient issus de nations étrangères principalement situées au nord de Stendel.
On comptait également 53% de femmes pour 47% d'hommes, les proportions revenant peu à peu à la normale depuis 277.
Toujours d'après ce recensement, 25% de la population a mois de 50 ans, 18% de la population a entre 50 et 100 ans, 21% entre 100 et 150 ans, 20% entre 100 et 150 et 16% a plus de 150 ans.
Enfin, avec l'agrandissement du marquisat et l'incorporation de deux localités; on comptait 57% de la population résidant au sein du bourg de Férincs, pour 16% de la population résidant dans le bourg de Félicie, 12% de la population résidant dans le hameau des Bruyères, et 14% de la population résidant dans la campagne.

Lors du recensement de l'an 340, la population comptait ainsi 70% de félinxiens, 18% de chimères d'autres branches et toujours 12% d'humains.
Si la proportion d'hommes-chats semblait diminuer, leur nombre réel n'en avait pas moins augmenté tout comme la population générale du marquisat. Le territoire restait donc un sanctuaire pour cette population autrefois menacée.
Parmi les habitants de Férincs, 97% étaient de nationalité Stendelienne, tandis que 3% étaient issus de nations étrangères principalement situées au nord de Stendel.
On comptait également 55% de femmes pour 45% d'hommes, observant ainsi un léger déséquilibre expliqué, en partie, par le fait que les hommes de la région sont plus facilement amenés à partir aux armées où à l'aventure.
Toujours d'après ce recensement, 30% de la population a mois de 50 ans, 17% de la population a entre 50 et 100 ans, 19% entre 100 et 150 ans, 20% entre 100 et 150 et 14% a plus de 150 ans.
Enfin, avec l'agrandissement du bourg des Bruyères et l'augmentation du nombre d'habitations; on comptait 44% de la population résidant au sein du bourg de Port-aux-chats, pour 26% de la population résidant dans le bourg des Bruyères, 16% de la population résidant dans le hameau de Félicie, et 14% de la population résidant dans la campagne.
On comptait alors 11 440 habitants à Port-aux-chats, 6 760 habitants au bourg des Bruyères, 4 160 habitants au bourg de Félicie et 3 640 habitants dans les campagnes.


Habitants de Férincs dans les rues de Port-aux-chats, an 335

Economie

Commerce

De par sa condition portuaire et sa position non loin de la frontière Nord de Stendel et aux abords d'un lac et de rivières donnant un accès rapide aux mers du nord, le marquisat de Férincs profite d'un commerce prospère et d'une pêche abondante.
La monnaie utilisée sur férincs est la devise impériale: la pièce d'argent.

Sur le plan commercial d'abord, le port de Port-aux-chats dispose d'une jetée et d'un bassin qui lui permettent de recevoir des navires de moyen tonnage comme des goélettes. De fait, les navires de commerce y font souvent escale pour se ravitailler avant de se lancer dans la traversée des mers du nord. Les navires fluviaux y font également souvent halte pour recevoir des marchandises débarquées par la mer et les transporter vers leur destination par les rivières. En somme, les ports de Férincs sont son principal atout économique et son secteur d'activité le plus développé. Grâce à eux, la population locale connait pratiquement le plein-emploi.
En dehors de l'import et de l'export de marchandise, les navires de passage et leurs équipages font également vivre les tavernes et les auberges du fief, de même qu'une certaine économie parallèle commune aux villes de marins et de garnison et qu'il n'est pas utile de développer ici.

Outre l'activité commerciale, les ports de Férincs permettent également une pêche abondante qui permet de nourrir la population à moindres frais, offrant aux habitants un meilleur niveau de vie que la moyenne impériale; les vivres étant fort accessibles. La pêche est également le second secteur d'activité en terme d'emploi au sein du marquisat, et l'abondance des prises permet également la vente de poissons aux territoires voisins, ajoutant aux revenus du territoire.
Des concours annuels des prises les plus abondantes ou les plus rares sont organisés par la fédération des pécheurs de Port-aux-chats, qui affrontent souvent les pêcheurs de Félicie ou des Bruyères.

Aventuriers et marchands

Avec le développement des routes du Nord de Stendel, le marquisat de Férincs est devenu un point de passage très fréquenté par les caravanes marchandes et les aventuriers qui les escortent ou s'affairent à sécuriser les voies commerciales. Ainsi, les auberges des différents bourgs sont souvent pleines, tant et si bien que les marchands et aventuriers doivent souvent camper sur les nombreux terrains propices à cet usages au sein du territoire.
Profitant de la sûreté accrue permise par la sévérité de la Maréchaussée de Férincs, les commerçants se permettent souvent de longues escales durant lesquelles ils peuvent obtenir le droit de se délester d'une partie de leurs marchandises. Ces haltes sont également souvent l'occasion de se ravitailler auprès des nombreux commerces du fief.

Concernant les aventuriers, si les routes passant par le fief de Férincs sont sous la bonne garde de la Maréchaussée et sont ainsi déjà parfaitement sûres; ils n'en trouvent pas moins nombre de missions d'escortes auprès de marchands quittant le fief, ou de missions de chasse sur les portions de routes se trouvant au delà de l'autorité du marquisat.
Le bureau de Poste de Port-aux-chats permet également une communication rapide avec la Guilde des Explorateurs, et le maréchal Pencroff ne manque pas de confier forces tâches aux hardis volontaires qui font du Nord de Stendel une région de plus en plus apaisée et prospère.

Défense

Après de drame de l'invasion de 274 qui mit en lumière les lacunes défensives du nord de Stendel, le maréchal Pencroff a entrepris d'assurer personnellement la défense du peuple de Férincs; et par extension d'accroitre les défenses du nord impérial.
Avant 274, la protection de Férincs n'était assurée que par une garde locale qui tenait garnison au Fort de la Griffe.
Cette garde était composée de miliciens locaux, peu entraînés et mal équipés. Tous furent massacrés par les barbares lors de l'invasion, laissant le bourg sans défenses et obligeant le maréchal à y détacher deux de ses régiments entre 273 et 277.

En 278, avec la création du marquisat, le maréchal Pencroff fut chargé d'assurer la protection des populations civiles de la région et de la portion de la frontière qui se trouvait dans son entourage direct.
Pour cela, il se tourna vers son arme de prédilection: la Garde Volontaire. Ainsi, depuis 278, deux régiments de la garde volontaire prirent garnison à Férincs dans le Fort de la Nouvelle-Griffe:
- Le 19e régiment d'infanterie de ligne, détaché du 2e corps d'armée et composé de 1250 fantassins.
- Le 3e régiment de chevau-légers, également détaché du 3e corps d'armée et composé de 640 cavaliers.
De par leur formation initiale de gardes volontaires, les soldats de ces régiments adoptèrent rapidement leurs nouvelles missions d'ordre public, en plus de leurs missions habituelles de défense et de patrouilles sur les routes, chemins et frontières.

En 296, souhaitant réinvestir la population de Férincs de sa sécurité et à la demande de cette dernière, le maréchal Pencroff recrée une unité de garde locale sur le modèle des gardes préfectorales du consulat. Il doute cette unité de pouvoirs judiciaires similaires à ceux des gendarmes, et la nomme Maréchaussée de Férincs.

En 321, le 19e régiment d'infanterie de ligne est relevé de sa mission Férinxienne, et regagne le reste des unités du 2e corps d'armée à Tolwhig. Il est replacé par la 13e Brigade d'infanterie toute entière, qui prend position avec ses trois régiments d'infanterie dans le Fort de la Griffe.
En outre, après le déménagement du marquis, l'ancien manoir de la commanderie est devenu une Caserne de Cavalerie abritant le 3e Régiment de lanciers et le 7e Régiment de hussards.

En 323, le 3e Régiment de lanciers est réaffecté à Tolwhig ou il rejoint définitivement le 2e corps d'armée. Il est remplacé par le 4e régiment de hussards.

En 325, devant l'augmentation du territoire et de la population du marquisat, le Régiment de la Maréchaussée de Férincs change de nom et devient le Régiment de Férincs Cavalerie. Le régiment prend ses quartiers dans la Caserne de Cavalerie, ou il remplace le 4e régiment de hussards qui est réaffecté au Refuge de Pan.

Depuis 330, la Maréchaussée de Férincs a été reformée au modèle des gardes préfectorales du consulat, à la différence que les sous-officiers et officiers de la maréchaussée sont employés à temps plein et ont des prérogatives les rapprochant de la gendarmerie préfectorale du consulat. Les soldats et brigadiers restent des réservistes volontaires. La Maréchaussée de Férincs redevient donc la seule force de l'ordre du fief.

En Lériloa 345, le 6e corps d'armée est déplacé dans la Région Militaire Septentrionale et toutes les unités du 4e corps d'armée sont délocalisées dans la Région Militaire du Coeur au sein du Refuge de Pan.
La 13e Brigade d'infanterie et ses 3 régiments est remplacée par la 10e division d'infanterie.
Le 7e régiment de hussards est également délocalisé au Refuge de Pan.

En somme, le marquisat de Férincs compte donc en son sein des unités de la Garde Volontaire, et des unités levées par le maréchal Pencroff et relevant de la Grande Maison Militaire Impériale au titre de régiments de Maréchaussée.

Régiments de la Garde Volontaire

- 32e Régiment d'infanterie de ligne
- 33e Régiment d'infanterie de ligne
- 34e Régiment d'infanterie de ligne.
- 35e Régiment d'infanterie de ligne.

Brigade de Cavalerie de Férincs

Comme mentionné précédemment, outre les unités de la Garde Volontaire qu'il héberge; le marquisat de Férincs dispose également de sa propre Brigade de Cavalerie composée de deux régiments de Dragons:
- Régiment de Pencroff Cavalerie
- Régiment de Férincs Cavalerie
Cette brigade est commandée par le générale Elise Pencroff, fille du maréchal Pencroff.

En temps de guerre, la Brigade de Cavalerie de Férincs est attachée au Corps de cavalerie de la Garde Volontaire sous les ordres directs du Maréchal Pencroff. Elle y opère généralement comme force de cavalerie de ligne, de reconnaissance mais fournit également la compagnie d'escorte destinée à accompagner le Maréchal sur le champ de bataille.

En dehors des campagnes, le maréchal Pencroff déploie souvent ses dragons sur son initiative comme unité d'intervention ou de dissuasion dans un vaste spectre de missions.

Justice

Comme tout fief seigneurial, le marquisat de Férincs est placé sous l'autorité judiciaire de l'empire au travers de la personne du seigneur.
De fait, le maréchal Pencroff et la générale Wendy sont habilités à rendre justice sur leurs terres selon le régime féodal. En outre, le fief portant le statut de marquisat, les prérogatives de justice de son seigneur sont accrues de sorte à permettre une protection plus efficace des routes commerciales aux frontières.
Le marquis et la marquise ont donc droit de justice, de vie et de mort en fonction des crimes.

Lorsqu'un brigand est capturé par la Maréchaussée de Férincs, il est donc jugé par un tribunal présidé par le marquis et la marquise et dans lequel l'accusation est assurée par le bourgmestre de la commune où le contrevenant a été arrêté. Le recours à un défenseur de son choix est permis à l'accusé.
Cependant, le fief de Férincs ne disposant pas de prison, les criminels condamnés à des peines d'emprisonnement sont souvent envoyés à la Prison de Terre-Morne ou simplement mis à mort.

En effet, le maréchal Pencroff étant un fervent partisan de la Justice Absolue, la clémence est rare pour les indésirables déchets ayant fait le choix d'une vie de rapine et de brigandage.
Préférant de loin assurer une vie paisible et sûre à sa population qu'accorder des secondes chances à des canailles, le maréchal Pencroff se montre souvent singulièrement sévère. Le meurtre, le rançonnage, les attaques de marchands et le brigandage mènent très souvent à la guillotine; tandis que les arnaques, les vols et autres fraudes conduisent tout droit dans les geôles glacées de Terre-Morne ou de Mirovitch.

Enfin, la Maréchaussée de Férincs est connue pour être particulièrement tendre et bonne à sa population et aux honnêtes gens; mais excessivement brutale avec les marauds et autre vauriens qu'elle moleste ou besogne avec force.
Pour reprendre les mots du marquis, la maréchaussée a en effet pour coutume de "faire passer le goût du crime" aux brigands "Par le bâton et la botte".

Culture

Jour de fête dans les rues de Port-aux-chats, an 335

Le habitants de Férincs sont, historiquement, un peuple de pêcheurs. Le lac de Ligny et la Grande Mer de l'Ouest sont donc très largement représentés dans l'iconographie culturelle locale.

Bien que les Félixiens, peuple d'hommes-chats, ait eu jadis leur propre religion; ils ont au fil du temps été convertis au culte de la lumière impériale, conservant toutefois dans leur interprétation du culte quelques icônes de leurs anciennes divinités.
Ainsi, le relique de la Griffe a conservé une position centrale dans les pratiques cultuelles de la population.

Tous les ans, le bourg de Port-aux-Chats organise des "Joutes Navales", festivités s'étalant sur une semaine et s'accompagnant de diverses activités comme un marché, la mise en place de stands et des affrontements par équipe ou en duel dans plusieurs discipline. Des concours annuels des prises de pêche les plus abondantes ou les plus rares sont organisés par la fédération des pécheurs de Port-aux-chats, qui affrontent souvent les pêcheurs de Félicie ou des Bruyères.

Le marquisat de Férincs fête également, chaque 22 radévard, l'anniversaire de la création de la Garde Volontaire, fête nationale du Consulat.
Un défilé militaire, de grands banquets publics et diverses festivités sont alors organisés pour le plus grand plaisir de la population.

Trivia

- Un marquisat est un fief (territoire sous administration féodale) placé sous l'autorité d'un marquis. Il s'agit d'un territoire de la taille d'un comté, mais frontalier ou proche d'une frontière. Cette proximité avec les limites du territoire exigent du seigneur local qu'il puisse lever des troupes de manière autonome pour faire face à toute tentative d'invasion en attendant de recevoir des renforts, ce qui donne au marquis une responsabilité militaire et un ascendant hiérarchique sur les comtes.

Références